Le vintage toujours à la mode

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Le vintage toujours à la mode

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Avant on chinait un vieux manteau rétro des années 50 chez Emmaüs, aujourd’hui on entre dans des friperies détenues par des chaînes comme on entrerait chez H&M. Retour sur le business de la fripe, en pleine expansion depuis vingt ans.

Le rétro n’a jamais été aussi à la mode. Écouter de la vieille musique sur un tourne disque, c’est cool. Faire des photos avec l’argentique de papy, c’est cool. Porter le vieux jean troué de sa mère, c’est archi cool. Rien de plus cool que le rétro. Nœuds papillons, grosses fourrures et cartables en cuir, plus c’est démodé plus c’est à la mode. Alors que la vente de vinyles a dépassé le téléchargement en Angleterre, les vieux vêtements sont aussi devenus une tendance incontournable. Parfois complètement kitsch et osé, du vieux K-way de toutes les couleurs en passant par les robes fleuries de nos grands-mères, les vêtements chinés, pour ne pas dire recyclés, ne se sont jamais aussi bien vendus.
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A la fin des années 90, comme nous le raconte Libération un été de 97, alors que J. Chirac n’était pas encore devenu l’icône du cool et qu’on pouvait rentrer où on voulait sans se faire fouiller, les entreprises privées ont envahi le marché de la fripe, faisant concurrence à Emmaüs et aux associations caritatives. Tout a commencé grâce (ou à cause) de la filiale française Eurocollecte. Constatant que les donneurs de vieux vêtements les léguaient plus volontiers aux associations, Eurocollecte a contacté la Croix-Rouge. L’entreprise a alors installé des containers sur les supermarchés avec le logo de l’association humanitaire connue de tous les français affiché. La Croix-Rouge touchait en échange une somme forfaitaire annuelle par container.

La méthode ne fut pas du goût d’Emmaüs et de nombreuses associations caritatives qui crient alors à la « tromperie ». Peut-être que cela vous est arrivé, vous avez mis de vieux vêtements dans un container qui débordait sur le parking d’une grande surface, pensant que votre vieux Lévis reviendrait à une personne dans le besoin. Mais vous aviez tout faux, comme nous tous, puisqu’en réalité Eurocollecte triait minutieusement vos vêtements afin de les revendre. Et voilà comment le commerce de la fripe est né.

Aujourd’hui les friperies pleuvent de partout. Dans Paris, impossible de toutes les comptabiliser. Elles ont même envahi les quartiers huppés de Saint-Germain-des-Près ou du Marais. La grande chaîne de la fripe KiloShop se glisse désormais entre les boutiques de luxe et les géants de l’industrie de la mode low cost. Avec l’essor de la mode rétro dans les années 2000, et son explosion vers 2010, jackpot. Vous vous retrouvez à acheter un vieux Lévis 501 datant des années 70 ou 80 pour une somme allant de 40 à 60 euros, alors que vingt ans plus tôt, votre mère a donné son vieux Lévis à Eurocollecte sur le parking d’un Continent ou d’un Mammouth. Appelons ça l’art du marketing ou la magie capitalistique. Soyez vigilant(e)s, certaines friperies vous arnaquent plutôt bien, elles possèdent une douce image de grand bazar, se donnent un côté un peu hippie-bobo-écolo avec leurs vêtements recyclés au sens le plus direct du terme.
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Heureusement, il existe quelques friperies solidaires : Emmaüs organise toujours ses traditionnelles « friperies solidaires » , comme dans le XIIe arrondissement de Paris et a lancé il y a quelques semaines le Label Emmaüs dont nous avons fait la présentation dans cet article. D’autres friperies comme Hippy Market, présent dans 14 pays, Bis Boutique Solidaire (à retrouver dans notre carnet d’adresses), Ding Fring en Bretagne ou encore la boutique solidaire d’Oxfam à Strasbourg. Pour trouver une friperie solidaire près de chez vous n’hésitez pas à vous rendre sur l’application Yes We Green qui liste toutes les bonnes adresses collaboratives (cf. cet article sur consocollaborative.com). L’occasion de faire de bonnes affaires, même quand ce n’est pas les soldes.

En friperie, si l’on est patient et qu’on aime chercher pendant des heures, on peut trouver un chemisier en soie à 15 euros, un pull 100 % laine à même pas 20 euros, un manteau Kenzo à 50 euros, et en plus dénicher la pièce unique et rare que personne d’autre que vous ne portera, avec un rapport qualité/prix qui défie toute concurrence . Bien joué, la fripe !

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