A la rencontre de Benoît et Geoffrey

A la rencontre de Benoît et Geoffrey(Bonne Gueule )

Interview de Benoît et Geoffrey




Temps de lecture estimé à 3 minutes

Avant de rencontrer les fondateurs de Bonne Gueule, dès nos premiers échanges, nous nous sommes vite rendu compte que nous partageons les mêmes valeurs, des convictions fortes, l’envie d’apporter des solutions. Et tout paraît naturel lorsque l’on est sur la même longueur d’onde !

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Quand avez-vous lancé votre marque/boutique et pourquoi ?

Bonne Gueule a été fondé en 2007, donc cela fait plus de 10 ans que nous réconcilions les hommes avec la mode, à travers nos conseils en style et nos recommandations des marques de qualité.

Alors forcément, en tant que passionnés, fonder notre propre marque de vêtements tombait sous le sens. La marque a été lancée en 2014, avec une approche uniquement digitale au début.

Les boutiques sont venues ensuite, car on se rendait bien compte que les hommes voulaient toucher les matières et essayer les vêtements. Et de notre côté, on voulait vraiment pousser l’expérience de découverte des matières et de conseils en style encore plus loin.

Quels engagements souhaitez-vous valoriser ?

Nous sommes des maniaques de la qualité des vêtements, et tout particulièrement des matières premières. Cela arrive qu’on attende plusieurs années avant de sortir certains produits car on n’a pas encore trouvé la bonne matière, ou le bon positionnement par rapport à ce qui existe déjà sur le marché.

Mais trouver les bons tisserands, c’est vraiment ce qui est le plus difficile.

C’est un travail à plein temps pour Benoît et Julien le chef de production de les dénicher partout en Europe et au Japon. C’est peut-être cliché aujourd’hui de dire ça, mais pour le coup, la qualité des vêtements frise l’obsession chez nous.
Benoît Wojtenka et Geoffrey Bruyère

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez dû faire face ? Comment avez-vous réussi à les résoudre ?

La grosse difficulté d’une marque de mode masculine en croissance, c’est vraiment la trésorerie, car il y a beaucoup de dépenses à engager avant de vendre le moindre vêtement : acheter les matières, sécuriser un créneau de production, etc.

Et les banques n’aiment pas trop financer les marques de mode, ce que je peux comprendre, c’est un secteur parfois un peu risqué.

Mais on a toujours eu un modèle économique innovant avec pas mal d’astuces pour limiter les sorties de trésorerie trop en amont.

Quel a été votre cheminement personnel vers la mode éco-responsable ?

Avec Benoît, on a toujours voulu bien faire les choses dans un secteur qui souvent se marche sur la tête.

Au début, en tant que jeunes consommateurs, on s’est surtout concentré sur le manque de qualité des marques et le manque d’objectivité de la presse, et on y voyait une éthique consommateur bafouée. Et petit à petit, on a élargi notre raisonnement aux autres parties prenantes en amont des distributeurs : atelier, tisserands, teinturiers, là où se concentrent le gros des enjeux éco-responsables.

Enfin, il y a eu beaucoup de rencontres, dont certaines qui nous ont influencé extrêmement tôt. La plus importante, c’est celle avec Jean-François Noubel, un touche à tout de génie spécialiste de l’économie circulaire ou asymétrique, des monnaies libres, qui vit essentiellement sur la base du don, et avec une éthique de vie impressionnante.
Benoît Wojtenka et Geoffrey Bruyère

Quelle mode/style avez-vous envie de défendre ?

On défend un style assez simple et minimaliste, mais avec beaucoup de richesse dans les textures et l’histoire des matières.

Cela correspond bien à notre une philosophie qui est presque anti-mode. On aime le durable, l’intemporel. Une mode riche mais simple. Un pont entre les gens et un cocon dans lequel on se sent bien, plutôt qu’une démonstration d’individualisme ou d’opulence.

Pour quel type d’homme ?

On a la chance d’avoir une clientèle extrêmement diversifiée, en termes d’âges, de professions, de modes de vie. Mais ce qui caractérise vraiment nos clients, c’est que ce sont des gens curieux et bienveillants, qui veulent reprendre en main leur consommation. Alors ils se renseignent beaucoup, consomment moins mais mieux, et petit à petit étendent cette philosophie à leur manière de se nourrir, de voyager, de se divertir, etc.

Quelle est votre inspiration mode du moment dans votre vie quotidienne (personnalité, créateur…) ?

J’ai toujours eu une admiration profonde pour Yvon Chouinard, le fondateur de Patagonia.

Et en France, je respecte beaucoup le parcours de François-Ghislain Morillion et Sébastien Kopp avec VEJA.

Ce sont des gens qui ont su mener une très belle aventure entrepreneuriale, tout en imprimant des valeurs personnelles très fortes.

Votre vêtement fétiche ?

Je dirai que c’est notre jean brut selvedge réalisé dans une toile écologique italienne de chez Candiani. Il représente un certain accomplissement pour nous car il combine notre vision de la qualité, à une coupe que nous adorons et à une dimension RSE très poussée.
Benoît Wojtenka et Geoffrey Bruyère

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