A la rencontre de Lucia Della Putta (DanceFiber)

Temps de lecture estimé à 4 minutes

Après une première carrière dans l’industrie, cette italienne d’origine, passionnée de Yoga et de belles matières retourne à l’essentiel et crée DanceFiber. Rendez-vous avec Lucia Della Putta, la créatrice de la marque.

Quand avez-vous créé DanceFiber et pourquoi ?

Lucia Della Putta - fondatrice de DanceFiber

L’aventure de DanceFiber a commencé début 2016 avec l’ouverture d’une boutique éphémère à Montmartre. Cela faisait alors 2 ans que je développais les prototypes : recherche de belles matières, fournisseurs, façonniers en France et en Europe.

C’est en revenant à ma passion première, la danse et le stretching après plusieurs années d’inactivité physique que j’ai ressenti la nécessité de m’habiller avec des matières naturelles, confortables et surtout transpirantes.

J’ai créé les premiers modèles pour moi puis pour mes amies danseuses et professeurs de danse ou de Yoga… Ensuite, petit à petit l’idée de créer une marque de vêtement de sport, confortables en matières 100% naturelles a germé. Mon objectif : créer une gamme de vêtements pour les personnes intolérantes aux synthétiques dans des matières respectueuses de l’environnement et avec un réel engagement en faveur du développement durable.

Quels engagements souhaitez-vous valoriser ?

DanceFiber s’engage à respecter la peau et le corps des personnes qui portent ses vêtements. Nous nous assurons que nos fournisseurs respectent un certain nombre d’engagement vis-à-vis de l’environnement et de leurs employés. J’ai personnellement visité les usines de mes fournisseurs, ainsi je pu constater que les conditions de travail de leurs employés étaient bonnes, les normes de sécurité et engagements environnementaux et sociaux respectés.

Les matières premières utilisées par nos fournisseurs italiens de tissus sont certifiées GOTS et leur fabrication ne prévoit pas d’autres ajouts de matières ou produits chimiques.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez dû faire face ?

Lorsque l’on crée sa propre marque de créateur locale, l’on est plus fortement dépendant des fournisseurs qui demandent un minimum de commande pour lancer la production. Or, cela nécessite de gros investissements souvent incompatibles avec nos capacités financières. A cela s’ajoute le coût de la fabrication européenne, la conjoncture économique car nombres des ateliers avec qui je souhaitais travailler ont fait faillite.

Il est également primordial de garder en tête que même si l’on fabrique de très beaux produits, si on ne trouve pas sa clientèle, on ne change pas les choses. Il est donc important de se rendre visible pour que les femmes, les hommes puissent se rendent compte de la qualité du vêtement en le toucher, en vérifiant l’étiquette, en discutant avec moi. J’avoue que j’apprécie beaucoup ces moments d’échanges lors des petits salons de créateurs ou boutiques éphémères pour avoir un avis direct sur mes collections.

Quel a été votre cheminement personnel vers la mode éco-responsable ?

C’est un peu par nécessité et un peu par conviction que je m’habille de façon responsable depuis plusieurs années. J’achète certes moins de vêtements mais je recherche davantage les belles matières naturelles, en regardant les étiquettes pour connaître l’origine des produits. Cela passe aussi par la consommation locale en m’offrant de tant en tant une belle pièce d’une marque de créateur… Il en va de même pour l’alimentation : « je préfère aller au marché le samedi matin et manger des légumes et fruits de saison plutôt qu’aller en grand surface ».

Quand j’ai un peu de temps, je bricole à partir de matériaux de recyclage. J’utilise ainsi plusieurs savoir-faire : la couture, le tricotage main, le découpage, la teinture avec des plantes…

Quelle mode/style avez-vous envie de défendre ?

Un style sobre et sportif, facile à porter tous les jours. J’aime beaucoup les superpositions de vêtements comme le font les danseuses. C’est pour cela qu’elles sont à la base de l’inspiration de DanceFiber.

Pour quel type de femme ?

Pour une femme active et sportive mais aussi pour une femme qui veut s’habiller de façon élégante et décontractée. Les t-shirts en laine Mérinos sont très légers et sont idéals pour les cours de danse. Ils peuvent aussi se porter sous une veste avec une jupe pour une soirée au théâtre par exemple…

Quelle est votre inspiration mode du moment dans votre vie quotidienne (personnalité, créateur…) ?

Je me laisse inspirer par la sensation que le tissu me procure au toucher ou à sa couleur. Je me concentre sur la fonctionnalité du vêtement, sa souplesse et je me laisse guider par la fantaisie pour les couleurs. Cette année, la collection printemps/été est dans l’air du temps avec des touches de vert greenery.

Quelle est votre rituel beauté ? / votre vêtement fétiche ?

J’ai une ‘beauté’ toute naturelle. J’utilise des produits de l’Erboristeria, une marque italienne, mais j’aime expérimenter des nouvelles marques qui utilisent des produits naturels. Je n’ai pas de vêtements fétiches. Avec un t-shirt en laine fine sur la peau, je me sens bien, que ce soit pour faire du stretching, pour sortir le soir en bonne compagnie ou pour un déjeuner de travail sous une veste tailleur.

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