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Voyage dans les coulisses de fabrication des baskets Panafrica

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Voyage dans les coulisses de fabrication des baskets Panafrica

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Voyage dans les coulisses de fabrication des baskets Panafrica

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Temps de lecture estimé à 13 minutes

Avec cet article, nous vous invitons à voyager dans les coulisses de fabrication des baskets Panafrica. Fondée en 2015 après une campagne de financement participatif, la marque a su mener à bien son projet autour de valeurs fédératrices. Ces dernières sont portées par ses chaussures tout aussi tendances que désirables. Ces créations véhiculent des engagements forts, inscrits à tout niveau de la chaîne de valeur. Enfin, au cœur de la communication, la transparence et la sincérité participent aussi grandement à fédérer sa communauté, aussi engagée.

Partie 1 : Panafrica : l’histoire d’une aventure incroyable construite jour après jour

Avant d’embarquer pour ce voyage dans les coulisses de fabrication des baskets Panafrica, rappelons brièvement l’histoire et les engagements de la marque parisienne.

Panafrica, raconte l’histoire de Vulfran De Richoufftz et d’Hugues Didier, ses co-fondateurs. Tous deux se sont connus sur les bancs de l’Université et ont osé tout quitter pour devenir « des aventuriers de l’entrepreneuriat ». Leur désir commun ? Donner plus de sens à leur quotidien.

Retrouvez plus de détails sur l’histoire et les engagements de Panafrica en lisant le portrait de Vulfran et d’Hugues.

Les baskets Panafrica : coulisses de création, innovations et co-branding

Vulfran nous explique comment sont fabriquées les baskets Panafrica.

« La basket s’impose comme le produit mode le plus difficile à créer de par son aspect confort encore plus important que son style. NDLR : Qui en effet, n’a pas déjà craqué pour une basket et s’est retrouvé désenchanté en portant ces chaussures finalement inconfortables? Panafrica relève le défi de ce mariage réussi.

Les étapes de la fabrication d’une paire de baskets passent tout d’abord par la collecte des matières premières et par leur transformation. Ensuite, viennent la découpe, la couture et la pose de cette base de chaussures que l’on va étirer à l’aide d’une sorte d’« empreinte » pour que le tout prenne la forme souhaitée. 14 étapes sont nécessaires pour la création des baskets Panafrica. Toutes ces étapes s’exécutent à la main, de manière artisanale. La dernière étape consiste en la vérification des produits par rapport à un cahier des charges précis. Les produits conformes sont ensuite envoyés dans un entrepôt de logistique situé en France métropolitaine. Cette plateforme logistique gère à la fois les envois aux clients particuliers et aux professionnels. »

« Panafrica aux pieds, vous parcourez le monde avec optimisme et affirmez votre style en toute élégance. »

Des engagements renforcés par des innovations…

Panafrica est aussi à l’origine de la première basket consignée : le modèle ARUSHA
La culture et la mission de l’entreprise repose sur des engagements forts, créateurs d’évolutions innovantes. Citons, par exemple :

  • L’éthique, un des piliers de Panafrica
  • la recherche constante d’une diminution de l’empreinte carbone des créations,
  • l’utilisation de coton bio certifié GOTS ou Écocert, de teintures écologiques ou encore de toile Seaqual® (plastique recyclé à partir des bouteilles récoltées dans la mer),
  • le programme de revalorisation REBIRTH des paires de chaussures usées,
  • le lancement de la première basket consignée, en partenariat avec Zero Waste Shoes, dont l’objectif tend à répondre à la problématique : « vendre plus sans produire plus ».

La basket consignée ARUSHA est née du désir de poursuivre le développement de Panafrica sans pour autant faire l’impasse sur ses valeurs fédératrices. Le modèle ARUSHA répond pleinement à la problématique de « Comment développer son entreprise, avoir un impact social positif sans polluer plus ? ». C’est le modèle de la consigne qui a inspiré ce lancement. Pour ce faire, les équipes ont relevé le défi de fabriquer une chaussure éco-conçue. Elles se sont aussi rapprochées d’une usine de recyclage de baskets basée au Portugal et qui s’impose comme un précurseur.

« Et si la basket consignée ARUSHA donnait le ton des Panafrica de demain : transformées et recyclées ? Telle est une des ambitions futures de la marque qui s’en approche étape par étape en respectant une logique d’innovation pérenne. »

… et par des partenariats avec de grands noms

Panafrica a signé des collaborations avec Pataugas, Agnès B et plus récemment avec Bonobo. Tous se rassemblent autour de valeurs partagées telles que le design, la communauté ou encore un esprit « voyage » pour Pataugas. Panafrica offre plus d’éthique à ces collaborateurs et gagne la possibilité de véhiculer son message auprès d’un plus large public. Les chaussures co-brandées restent fabriquées au sein des usines partenaires de Panafrica. La marque met, en effet, un point d’honneur à préserver son savoir-faire et son précieux réseau de fournisseurs et fabricants, même dans le cadre de ces collaborations avec des marques qui disposent d’autres réseaux de production.

Partie 2 : Évasion en Afrique de l’Ouest : des partenaires au cœur de l’aventure Panafrica

Place à la destination de ce voyage : le continent africain, et plus spécifiquement l’Afrique de l’Ouest où se situent les usines partenaires de la marque.

L’Afrique et l’audace aux origines de la marque

Aux origines de Panafrica, Vulfran nous confie qu’ils ont débarqué, Hugues et lui, avec un sac à dos en Afrique suite à leur idée de créer une marque. Ils avaient en poche de simples croquis, mais surtout l’envie de concrétiser leur rêve, un brin audacieux. « Pour donner vie à ces croquis, il a fallu se mobiliser, aller à la rencontre des locaux, visiter plusieurs usines dans différents pays, comprendre les possibilités offertes, donner confiance et rendre le projet faisable et viable… Il a aussi fallu faire une sélection des artisans et notamment écarter les usines dont les conditions de travail ne répondaient pas à nos exigences éthiques et humanistes. Tout cela sans oublier l’aspect environnemental », nous confie Vulfran.

Panafrica a fait le choix de s’inspirer et de s’imprégner de l’artisanat africain. Sur ce territoire, elle s’engage dans le Commerce équitable pour plus d’humanisme, mais aussi en matière d’écologie et de développement durable. La production du coton des chaussures Panafrica est réalisée au Burkina Faso. Le Batik utilisé pour les chaussures prend forme au Ghana et le Wax, en Côte d’Ivoire.

Escale culturelle : la différence entre le Wax et le Batik, agréments signatures des Panafrica

Les baskets Panafrica sont depuis toujours inspirées des captivants voyages de ses co-fondateurs, Vulfran et Hugues. Le Wax s’impose comme le tissu iconique de la marque et le Batik rejoint les collections depuis quelques années. Mais quelles sont les différences entre ces deux tissus colorés ?

Vulfran nous rappelle l’histoire de ces matériaux :

La différence entre le Wax et le Batik réside essentiellement dans la technique mise en œuvre et aussi dans leur histoire aux origines communes.

La différence technique entre le Batik et le Wax

Le Wax est un tissu dont la technique est inspirée du Batik javanais (Indonésie).

  • Le Batik est travaillé de manière totalement artisanale dans le pur respect de la technique ancestrale : les motifs sont créés grâce à des tampons en bois ou en mousse imprégnés de cire chaude. La toile passe ensuite par différents bains de teinture, seules les parties non protégées par la cire s’imprègnent de teinture pour lui donner son aspect final.
  • Le Wax en est sa déclinaison moderne. L’industrialisation permet d’offrir une plus grande variété de coloris et d’imprimés : le tissu défile sur une série de rouleaux jouant le rôle de tampons avant l’étape des bains de couleurs.

Face à ces différences de procédés de fabrication, le Wax reste reconnaissable, car plus coloré et vibrant que le Batik. Une astuce à retenir pour savoir identifier la toile qui orne vos Panafrica préférées !

L’histoire du Wax aux origines inspirées par le Batik

Bien que très répandu en Afrique de l’Ouest, contrairement aux idées reçues, le Wax n’est pas d’origine africaine. Les Hollandais ont découvert le Batik en Indonésie et l’ont importé au Cameroun dans un premier temps. Ils ont alors modernisé la technique pour créer le Wax, qui signifie d’ailleurs « cire » en anglais. Les Pays-Bas conservent encore le leadership de la production de Wax vendue en Europe, la concurrence chinoise demeure moins traditionnelle, avec une technique de fabrication et une qualité moindre.

Et de nos jours, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal concurrencent sérieusement la Hollande avec leurs savoir-faire artisanaux et leurs tissus de haute qualité. D’ailleurs, en questionnant Vulfran sur la désindustrialisation de l’Afrique ce dernier nous répond avec justesse :

« On n’est pas là pour faire de la politique, on est là pour agir. »

5 partenaires clés basés en Afrique :

  1. Escale au Ghana avec L’atelier d’Esther :

Le Ghana est réputé pour ses toiles Batik fabriquées dans le respect des traditions ancestrales. Panafrica collabore avec Esther, femme entrepreneuse et passionnée, qui a créé son petit atelier comptant 4 employés. Ici, le Batik est fabriqué artisanalement, jusqu’aux tampons utilisés fabriqués au gré des inspirations d’Esther, cette dernière étant toujours en quête de nouvelles idées de motifs, de couleurs…

Le Batik prend forme au sein de ce petit atelier de teinture artisanale et écologique, puis il sèche naturellement, sous le soleil du Ghana.

Travail du Batik dans l’atelier d’Esther au Ghana

Tissus Wax dans l’Atelier d’Esther - Ghana

On retrouve cette toile Batik dans plusieurs modèles de chaussures Panafrica dont celles co-brandées avec Pataugas ou avec Agnès B.

Modèles Panafrica issus de la collaboration avec Pataugas

  1. Évasion en Côte d’Ivoire avec UniWax :

La Côte d’Ivoire est reconnue pour son industrie du tissu Wax coloré. UniWax réalise cette toile emblématique de Panafrica et ce précieux partenaire est une des dernières usines de fabrication du Wax en Afrique. Un triste constat lié à une importante mondialisation de ce tissu (concurrence chinoise à l’international et aussi de la Hollande ancrée comme principal exportateur de Wax en Europe).

  1. Immersion au Burkina Faso avec Afrikatiss et la coopérative Xoomba :

Le Burkina Faso est reconnu comme l’un des principaux producteurs de coton en Afrique, mais il pâti d’un manque de transformation sur place de ce précieux coton. Ici, Panafrica est partenaire depuis plusieurs années d’une association de tissage du coton nommée Afrikatiss.

Ils collaborent aussi, depuis 2019, avec la coopérative Xoomba pour le tissage et la teinture. Le coton est produit et transformé tout en respectant des standards de traçabilité et de fabrication (labels GOTS et Ecocert). La coopérative Xoomba a aussi comme avantage de regrouper plusieurs petits producteurs de coton bio ainsi que des couturiers.

« À la coopérative Xoomba, ils sont dans l’esprit de rendre la mode inoffensive ! »

  1. Escapade au Maroc, avec l’Atelier d’Hicham et son père :

Ce partenaire fidèle, depuis même les premiers tests avant le lancement de la marque, réalise l’assemblage des chaussures. Il se trouve à Casablanca et compte près de 200 employés. Le Maroc dispose d’un réel savoir-faire comme le prouve l’entreprise d’Hicham qui sait bien faire les choses, tout en respectant aux mieux les conditions du travail à la chaîne de ses employés. Ce pays d’Afrique du Nord marque la destination finale de ce voyage dans les coulisses de fabrication des baskets Panafrica. Tous les composants des futures chaussures sont acheminés et assemblés ici, et les produits finaux sont ensuite envoyés en France, à l’entrepôt logistique.

« Tout projet éthique et à impact, passe nécessairement par la création de projets durables. »

La démarche de commerce équitable de Panafrica

Panafrica revendique des liens forts et durables avec ses usines partenaires. Vulfran et Hugues se rendent même régulièrement en Afrique, à raison de 3 à 4 fois par an, pour leur rendre visite.

Vulfran et Hugues ont immensément appris à leurs débuts du savoir-faire et de l’artisanat traditionnel africain. Un apprentissage qui se poursuit lors de chaque nouveau voyage en Afrique, lesquels comptent aussi des escapades esprit road-trip dans des zones reculées au patrimoine préservé.

Panafrica raconte cette aventure humaine et cette soif de nouvelles aventures enrichissantes pour la marque et pour ses co-fondateurs, véritables aventuriers entrepreneurs.

Même si la marque grandit et ses besoins de production s’intensifient, Panafrica s’attache à ne pas bousculer ses partenaires et à veiller au respect de bonnes conditions d’entente et de travail. Par conséquent, les commandes sont lissées sur plusieurs mois et les quantités sont négociées toujours dans un esprit gagnant-gagnant. Avec ce modèle, les usines n’ont ni à faire face à des périodes de surcharge d’activité, ni à des périodes creuses, voire d’inactivité. La vision s’étend sur plusieurs mois, voire sur une année ce qui permet d’équilibrer dans le temps les plannings des salariés et les dirigeants des ateliers peuvent même anticiper des besoins éventuels de recrutements durables.

« Le terme sous-traitant est presque banni chez Panafrica. Nous parlons toujours de partenaires ! »

Des impacts sociaux-environnementaux nés d’actions menées par Panafrica

Panafrica mène des actions sociales avec UniWax dont l’accès à de meilleurs soins de santé pour les locaux grâce à la fondation d’un centre médico-social ou encore la mise en place d’une cantine gratuite de 200 places offerte aux employés et à leur famille.

Au Maroc, Hicham est audité tous les 2 ans par un organisme certificateur et, en interne, Panafrica a aussi fait valoir des avantages sociaux tels que des congés payés, des heures supplémentaires rémunérées à la hausse, des employés tous sous contrat, etc.

Panafrica accompagne aussi des transformations de ses partenaires africains vers une production plus respectueuse de l’environnement. « Nous les aidons à grandir, à se faire labéliser, et ces avancées renforcent nos engagements environnementaux ».

Partie 3 : Panafrica une marque qui implique ses clients dans ses aventures

Panafrica souhaite aussi entretenir des relations durables et humaines avec ses clients. Elle recherche et parvient à créer de la proximité avec sa communauté en plaçant la transparence au centre de sa communication.

Une marque au socle communautaire investi et à préserver

Panafrica a fait appel au crowdfunding et a rencontré un vif succès à 2 reprises. Elle a aussi remporté le concours La Fabrique Aviva, en 2019. Ces campagnes victorieuses sont le résultat de l’investissement de la communauté Panafrica. Bien que la marque n’investisse que très peu de budget publicitaire, le bouche à oreille fonctionne.

Des clients conviés au siège parisien pour des ateliers

Les clients de Panafrica s’impliquent en véritables « consomm’acteurs ». Ils sont conviés régulièrement à des ateliers d’échanges, de tests produits, mais aussi participatifs et orientés vers la co-création.

Le mot de la fin (ou plus qu’un mot…)

Les termes entreprise et aventures reviennent à chaque fois que Vulfran aborde son parcours de co-fondateur de Panafrica.

En conclusion de ce voyage inédit, nous lui avons alors demandé de définir l’aventure Panafrica en une phrase (ou plus). Citation :

« L’aventure c’est d’arriver soi-même à construire un projet qui a du sens tout en étant soi-même au contact des gens, dans les moments de joie comme en temps difficile. Chez Panafrica nous partageons les voyages, les rires, les galères et nous conservons cette notion de plaisir gage d’optimisme à toute épreuve. On ne se pose pas trop de questions et on avance avec intelligence en trouvant un équilibre sécuritaire entre nos ambitions de toujours mieux faire et notre modèle économique qui rallie plusieurs collaborateurs et partenaires, et qui doit alors rester pérenne. L’authenticité d’une marque se joue aussi dans son type de management et une écoute bienveillante.

Grandir, mais surtout grandir ensemble et main dans la main avec tous nos partenaires et employés ? C’est ça notre aventure entrepreneuriale. Nous apprenons sans cesse les uns des autres et formons une réelle équipe qui avance. »

Merci à Vulfran De Richoufftz co-fondateur et Président de Panafrica et à Maxime Micol son Chargé de RSE d’avoir répondu à nos questions pour SLOWEARE . Nous espérons que cet article aura permis à notre communauté d’en découvrir encore plus les coulisses engagées de l’aventure Panafrica.

Cet article vous est proposé à l’initiative de Panafrica.

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