A la rencontre de la fondatrice de WWoW

Temps de lecture estimé à 3 minutes

Salomé est la fondatrice de WWoW. Nous avons tout de suite apprécié son énergie très positive et sa volonté de soutenir le travail des femmes ici et ailleurs.

Quand avez-vous créé WWoW et pourquoi ?

Mon déclic a eu lieu au printemps 2015 lors de mon voyage en Asie du Sud-Est. J’ai été impressionnée par la beauté des textiles traditionnels et par leur rôle dans l’empowerment des femmes artisanes. Je suivais alors le MOOC « Devenir entrepreneur du changement » (co-créé par HEC et Ticket for Change).

Ces expériences m’ont fait prendre conscience que l’artisanat était la principale source des revenus des femmes, mais que, par manque de débouchés, il risquait de disparaître.  J’ai donc décidé de le préserver en l’intégrant à des accessoires de mode contemporains qui valorisent les savoir-faire traditionnels.

A priori, cela peut paraître évident mais en général dans l’industrie de la mode les créateurs s’inspirent des motifs ethniques vus dans le monde, puis les reproduisent à grande échelle dans des usines asiatiques sans aucune forme de reconnaissance pour l’ethnie d’origine. J’ai voulu inverser le schéma, en gardant les motifs ethniques d’origine et en les intégrant à des accessoires fabriqués en France.

Quels engagements souhaitez-vous valoriser ?

En tant que femme, l’égalité des sexes me tient beaucoup à cœur. Je vois beaucoup de femmes se démener pour arriver au niveau des hommes, et recevoir très peu de reconnaissance pour leur résilience. Il était donc important pour moi de les remettre sur le devant de la scène.

Je souhaite également m’engager pour la défense des animaux, et le respect de l’environnement.
WWoW a fait le choix de n’utiliser aucune matière d’origine animale. La certification PETA-Approved Vegan des produits vient clarifier cette démarche.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez dû faire face ? Comment avez-vous réussi à les résoudre ?

Le lancement n’a pas été évident car WWoW est un projet social et solidaire qui doit également être économique. Pour le secteur social, le projet est trop marchand. Pour le secteur marchand, le projet est trop social. Il faut donc réussir à passer entre les fils et créer une alternative viable. Heureusement, d’autres entreprises sont déjà passés par là, comme TOMS, Veja ou Patagonia qui prouvent qu’il est possible de concilier mode éco-responsable et modèle économique viable.

Quel a été votre cheminement personnel vers la mode éco-responsable ?

J’ai été adepte de la fast fashion pendant très longtemps. J’ai fini par me rendre compte que je portais tout le temps les mêmes vêtements et que je n’avais donc pas besoin d’une garde-robe si grande.

Progressivement, j’ai découvert des initiatives comme le Projet 333 qui invite à réfléchir aux vêtements que l’on porte vraiment. Plutôt que d’acheter une multitude de vêtements à bas prix qu’on porte peu, j’ai investi dans quelques pièces bien faites et que je porte très souvent.

Quelle mode/style avez-vous envie de défendre ?

Je pense qu’il n’y a pas une mode, mais des modes. La temporalité classique des saisons et les diktats de l’industrie en général m’ennuient. Il y a une certaine effervescence lors des défilés que j’admire pour l’inventivité des créateurs. Je reviens de Cuba où le choix vestimentaire est tellement limité que « l’on dit que l’on garde tous les vêtements parce qu’ils reviendront forcément un jour à la mode… » Cela fait réfléchir.

Je rêve d’une mode qui soit faite en respectant toutes les parties prenantes, que cela soit au niveau des délais de production, du paiement ou de la reconnaissance. Je souhaite que chaque personne qui ait participé à l’élaboration du produit final soit mise en avant, que les matières respectent l’environnement, que la pièce valorise la personne qui la porte et lui permette de faire de chaque jour un succès. C’est sans doute naïf, mais c’est ce que je défends.

Pour quel type de femme ?

Je pense que les valeurs humaines et environnementales que je défends avec WWoW peuvent ne pas parler à tous, mais ceux et celles qui seront touchés s’y reconnaitront et ne seront pas déçu(e)s.

Quelle est votre inspiration mode du moment ?

En ce moment je suis très inspirée par Derek Sivers dont je viens de finir le livre Anything you want sur les leçons qu’il a apprise en créant CD Baby. Ce livre m’inspire pour faire de WWoW le type d’entreprise avec des règles idéales.

Quelle est votre objet fétiche ?

J’ai la chance de ne pas trop avoir de problèmes de peau donc le rituel beauté est rapide : une crème hydratante Lavera et du maquillage Pacifica. Discret, rapide et efficace.

Pour les vêtements, je n’en ai pas un de fétiche mais plusieurs. En hiver, j’adore mon manteau, qui est par chance vegan (!) J’adore mon nouveau jean Tuff’s aussi, que j’ai demandé sans l’étiquette en cuir, et qui me va comme un gant ou presque – fabriqué en France ! Et j’attends avec impatience le sweat ‘Artisan’ de Carrousel Clothing 🙂
En été je mets presque tous les jours mon t-shirt Pure Waste gris, en coton recyclé et mes baskets Veja en toile.


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